6 astuces pour se préparer physiquement à une prise de parole

Que pensez-vous d’un petit protocole pour vous entraîner avant de prendre la parole devant vos équipes ou un large public ? Si vous avez un projet et des idées, ils ont besoin de votre talent d’acteur pour atteindre leur cible.

“Convaincre, séduire, donner envie, exposer” sont des actions qui demandent d’incarner sans effort. Voici l’art et la manière d’y parvenir grâce à mon petit protocole (10 minutes au moins)  :

1) Apprendre à articuler

Assis, prenez un crayon de bois et serrez-le entre vos dents. Déclamez un texte (ou un article) à haute voix. Prenez bien soin de toutes les syllabes :

  • en articulant exagérément…
  • tout en maintenant le crayon bien droit !

2) Apprendre à respirer

Une main sur le ventre, inspirez pour le remplir (par le nez, bouche ouverte) et expirez par la bouche, sans pour autant rentrer le ventre :

  • faîtes en sorte que votre torse et vos épaules ne se soulèvent pas
  • expulsez l’air comme si vous aviez une paille au bout des lèvres

3) Synchroniser le geste et la parole

Déplacez-vous et lisez en même temps. Par exemple, amusez-vous à lire un texte rapidement en bougeant lentement et vice-versa.

  • restez attentif à votre respiration ventrale et profonde qui ne doit pas s’emballer sous prétexte du déplacement 

4) Modifier sa posture en prise de parole

Debout, les pieds écartés de la largeur des hanches. Fixez un point en face de vous. Basculez vers l’arrière, puis vers l’avant, en parlant.

  • remarquez à quel point votre colonne d’air est libérée quand votre poids passe devant
  • remarquez également à quel point le torse et les bras bougent plus naturellement

5) Muscler sa respiration

Debout, lisez un texte sans chercher à respirer. C’est crispant, mais c’est aussi un bon moyen de dépasser la représentation limitée que l’on se fait de sa capacité respiratoire.

  • lisez le texte et respirez quand c’est absolument nécessaire
  • essayez de ne pas respirer systématiquement à la ponctuation. Au contraire, allez au bout du souffle. Vous verrez que le corps respire tout seul quand on lui fiche la paix.

6) Laisser jouer la balle : le fameux flow

A long terme, vous tirerez des bénéfices personnels de ces exercices. Comme une réduction des rides grâce à l’exercice du crayon (les actrices ne vieillissent jamais !) et plus sérieusement pour ancrer les bons réflexes respiratoires et articulatoires en cas d’émotions (trac, peur des silences, du regard des autres…). Vous “laisserez jouer la balle” comme le décrit si bien Timothy Gallwey dans “La dynamique interne du travail” :

Lorsque j’étais au mieux de ma forme, je n’essayais pas de contrôler mes coups en me donnant des ordres ni en m’évaluant. Les choses se passaient beaucoup plus simplement. Je voyais clairement la balle, choisissais l’endroit où je voulais la frapper et la laissais jouer“.