Le délicat exercice de l’intermittence

 

Le statut intermittent est inhérent au développement des carrières artistiques du spectacle vivant et de l’audiovisuel. La mutualisation et le lissage des revenus permettent de “vivre de son art” entre deux emplois. Mais le prix à payer au quotidien est d’être bien souvent exposé à un stress constant lié à l’intermittence de l’activité. L’artiste doit créer sans jamais perdre de vue ses objectifs financiers ou pour le dire autrement il doit gagner de l’argent sans pour autant entacher sa réputation ou négliger sa vocation.

TENIR SES OBLIGATIONS EN SOLITAIRE

L’intermittent est un entrepreneur comme un autre qui évolue dans un secteur où la simple complexité artistique d’être choisi n’est pas suffisante. Voici pour rappel les conditions d’obtention du statut  :

  • trouver ses 42 jours/cachets en 12 mois pour renouveler son statut (lien utile sur la nouvelle convention)
  • superviser des tâches administratives affiliées à chaque contrat et à chaque règlement (se faire payer dans les délais, résoudre les bugs administratifs qui sont aussi nombreux que les aventures)
  • participer au développement d’affaire et prendre constamment des risques au même titre que ses partenaires (agents, casting directeurs, producteurs de spectacles) sans aucune compensation financière s’il n’est pas retenu
LES FACTEURS DE RISQUES PROFESSIONNELS LIÉS À L’INTERMITTENCE

Le facteur émotif : chaque projet est une mission où l’on doit faire face à un changement de situation. Il faut s’adapter en un minimum de temps à un maximum de monde…tout en donnant son maximum. Le sentiment d’appartenance existe le temps du job mais après c’est la solitude du chercheur d’emploi.

Le facteur physique : les métiers artistiques sont parfois pénibles physiquement mais surtout la charge est irrégulière et souvent le projet décide des conditions de travail. : changer d’environnement, horaires décalés. Travailler le soir, le jour, en semaine, le week-end, la nuit pour plusieurs projets en même temps. L’intermittent a peu de visibilité en terme d’organisation du travail et doit valser avec des activités très diverses.

Le facteur psychique : les inquiétudes face à l’avenir proche, les déceptions professionnelles, les développements de projets stériles. L’exercice est délicat car il demande une réelle constance pour trouver du travail dans un réseau professionnel saturé par la demande et relativement opaque.

Le facteur cognitif : l’artiste et le technicien s’implique quelque soit le résultat ou le support d’exploitation. Les rémunérations varient selon les missions et ne symbolisent pas forcément le talent. L’intermittent doit trouver en lui les motivations indispensables à l’exercice de son métier sans attendre de reconnaissance extérieure. Le rapport entretenu avec les difficultés au quotidien fera beaucoup (le verre à moitié vide ou à moitié plein ?).

Le facteur exclusion : l’intermittent risque le décrochage très vite s’il ne tient pas ses obligations en terme de résultat. Il lui est difficile, voir impossible, d’intégrer le régime général tellement sa problématique socio-professionnelle est éloignée du régime classique. Rarement “cadre”, rarement sensibilisé et formé aux compétences transverses (apprendre à développer son activité professionnelle, à prospecter efficacement), il lui est très difficile de changer de secteur.

LES FORMATIONS TRANSVERSES : LE CHANGEMENT À PORTÉE DE MAIN

Vous l’aurez compris l’intermittent est un dirigeant, comptable, commercial, collaborateur et administrateur à temps complet. Et pourtant il est rarement formé pour ces compétences ! Des compétences qui sont le seul levier de changement en sa possession après qu’il ait suivi ses formations métiers de base (apprendre à jouer, à danser, à filmer, à produire, à mettre en scène…).

Voici les compétences clés identifiées pour une gestion de carrière réussie :

  • savoir se fixer des objectifs en cohérences avec sa compétence artistique
  • savoir communiquer sur son activité et déclencher ses emplois
  • savoir gérer son temps et être plus organisé au quotidien
  • savoir identifier ses problématiques et les résoudre en toute autonomie
  • savoir développer sa marque personnelle sur le web (site internet, réseaux sociaux)
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